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House of Music


Only Real : histoire d'un teenager à la pop réjouissante

Publié par Briac Subrin-Bigot sur 5 Avril 2015, 11:51am

Catégories : #Chroniques d'albums

Only Real : histoire d'un teenager à la pop réjouissante

Le jeune anglais déferle sur la pop et sort un premier album d’une belle et grisante simplicité.

A première vue, Niall Galvin n’a rien d’extraordinaire. Dégaine d’adolescent hipster, casquette sur la tête et attitude de branleur tout juste sorti du lit. Mais le Londonien est bien plus que cela. Et ce "plus" se nomme Only Real, pseudo sous lequel il sort sa musique depuis maintenant trois ans, avec des chansons inspirées sur Soundcloud comme la brillante "Cadillac Girl". L’intérêt monte autour du gamin et la multiplication des titres l’année dernière montre un projet qui avance. Le premier album d’Only Real "Jerk At The End Of The Line" en est la concrétisation.

Le chanteur britannique met dans ses douze chansons toute la spontanéité qu’il possède à travers une pop chaleureuse et ensoleillée. Des guitares mélodiques pour accompagner des couplets rappés : rapide sans être énervé, son flow s’éclipse lors de refrains chantés immédiats dans la lignée de la pop anglaise des Beach Boys. Pas particulièrement innovant musicalement mais terriblement frais et actuel.

Cela repose en grosse partie sur le personnage d’Only Real. Sorte de Mac DeMarco à la sauce britannique, il donne l’impression de composer ses chansons depuis son lit avec une facilité déconcertante. Et comme le Canadien, le résultat est à la fois beau et touchant. Ses chansons divertissent sans être frivoles, imprégnées d’une certaine mélancolie. Pour preuve, "Can’t Get Happy", qui possède par ailleurs la plus belle mélodie de l’album, commence par la phrase "I stay asleep to stop the worst", avant que son refrain ne répète "you can’t get happy".

Sorte d’anti-Pharrell, Only Real arrive tout de même a illuminé son album de chansons à remuer la tête en souriant béatement : l’efficace single "Cadillac Girl", la rythmée "Yesterdays" ou la rêveuse "Backseat Kissers". Le rêve, la chaleur agréable des guitares pour oublier la grisaille du quotidien.

"Jerk At The End Of The Line" s’écoute ainsi facilement et avec plaisir. Sans prendre de risques, il joue juste et bien. Sans fioritures, il va à l’essentiel et atteint sa cible. Only Real disait en 2013 à Libération vouloir "faire des chansons que les gens aimeront immédiatement". Mission accomplie.

Niall Galvin alias Only Real

Niall Galvin alias Only Real

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